contexte
& enjeux

présentation générale

La stratégie bas carbone constitue l’une des pièces maîtresses du Projet de Territoire du Grand Reims.

Elle répond à la nécessité de décliner localement la « Stratégie Nationale Bas Carbone » (SNBC) et le « Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires » (SRADDET) de la Région Grand Est.

Enfin, elle s’inscrit dans le cadre réglementaire du « Plan Climat Air Energie Territorial » (PCAET), obligation pour les regroupements de communes de plus de 50 000 habitants.

La stratégie bas carbone du Grand Reims correspond à la contribution du territoire à la lutte contre le changement climatique et à l’indépendance énergétique de la France.

Mais la stratégie bas carbone contribue aussi et surtout à l’amélioration immédiate de la qualité de vie et de la santé des habitants du Grand Reims par l’amélioration de la qualité de l’air, la réintroduction d’espaces verts, des services et infrastructures de transports plus développés et plus sécurisés, des logements mieux isolés, etc.

les enjeux :

Les engagements :

 

 

Les actions proposées pour le pilotage :

climat 

Le changement climatique actuellement observé est brutal et sans équivalent récent.

La température moyenne globale de notre planète sur la période 2011-2020 a augmenté de +1,1°C par rapport à l’ère préindustrielle 1850-1900, en 150 ans donc, et nous en percevons déjà les effets.

Quelques degrés de plus ou de moins de moyenne globale ça ne parle pas beaucoup à nos sens. Pour en mesurer l’effet, il faut avoir à l’esprit qu’il y a 20 000 ans, le niveau de la mer était plus bas de 120m, le nord de l’Europe était couvert de glace, la manche était à sec et on pouvait donc rejoindre l’Angleterre… à pied. Que s’est-il passé entre cette période et la période pré-industrielle 1850-1900 ? Le climat s’est réchauffé de +6°C en moyenne globale, en 20 000 ans donc.

Le signal d’alerte donné par la communauté scientifique pour conserver des effets indésirables « supportables » est le seuil des +2°C d’ici 2100 par rapport à la période pré-industrielle 1850-1900. Rester bien en dessous de ce seuil, et même si possible sous les +1,5°C, est ainsi l’objectif visé par les 193 pays signataires de l’Accord de Paris de 2015 lors de la COP21.

La figure ci-dessous montre l’évolution de la température moyenne globale de la terre au cours des 2 000 dernières années.

Source : 6ème rapport d’évaluation, Groupe 1, Giec, 2021

« Chaque demi-degré compte, chaque année compte, chaque choix compte. »

— Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et co-présidente du groupe 1 du Giec (Groupe intergouvernmental d’experts sur l’évolution du climat).

info

L’augmentation de cette température moyenne est liée à la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre, conséquence des activités humaines.

Sur le Grand Reims, 70% des émissions gaz à effet de serre sont liées à l’utilisation du pétrole et du gaz naturel pour nous déplacer, pour chauffer nos bâtiments, pour nos industries et notre agriculture. La réduction rapide de l’utilisation de ces deux sources d’énergie est impérative pour limiter l’augmentation de la température moyenne dans des proportions supportables.

Source : Ministère de la Transition écologique

La figure ci-contre montre, à l’échelle nationale, les conséquences et les risques liés au changement climatique : feux de forêt, crues et risques d’inondation, îlots de chaleur urbains, augmentation du niveau des océans et risque de submersion, diminution de l’enneigement, fortes chaleurs et sécheresse avec son corolaire d’impact sur la ressource en eau (quantité et qualité).

Les effets du changement climatique sont déjà constatés au fil des années et des saisons. Les glissements de terrain en Allemagne, les records de chaleur au Canada, les violents incendies aux portes des villes dans plusieurs zones du globe, constatés lors de l’été 2021, sont autant de signes spectaculaires de cette évolution.

L’adaptation au changement climatique, c’est un enjeu local, avec des bénéfices immédiats pour tous les habitants du Grand Reims.

air

 

La pollution de l’air est la conséquence de l’émission de gaz ou de particules dans l’atmosphère. Ces polluants proviennent principalement des activités humaines : appareils de chauffage au bois anciens ou peu performants, véhicules essence ou diesel, activités industrielles, épandage des engrais en agriculture.

Durant le premier confinement au printemps 2020, en France, environ 4 500 décès ont été évités par la diminution de l’exposition aux polluants de l’air (source : Santé publique France, Impact de la pollution de l’air ambiant sur la mortalité en France métropolitaine, avril 2021).

Tout comme l’adaptation au changement climatique, l’amélioration de la qualité de l’air, c’est un enjeu local, avec des bénéfices immédiats pour tous les habitants du Grand Reims.

info

47 000 décès seraient attribuables chaque année, en France, à l’exposition aux polluants de l’air, soit 8% de la mortalité.

qualite-air

Le changement climatique est causé par les gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d’azote). Ces gaz n’ont pas d’impact direct sur notre santé, mais ont un impact direct sur le climat. En 6 mois, le dioxyde de carbone fait le tour de la planète, l’ensemble du dioxyde de carbone généré depuis la révolution industrielle ne quittera définitivement l’atmosphère que dans plus de 10 000 ans. Ainsi, chaque tonne de dioxyde de carbone s’ajoute aux précédentes et amplifie le processus pendant très longtemps. Le changement climatique est un enjeu planétaire, dont l’ampleur des effets de demain dépend de nos émissions de gaz à effet de serre d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

La pollution de l’air est causée par les polluants de l’air (particules fines, dioxyde d’azote, ammoniac, autres). Ces polluants ont quant à eux un impact direct sur notre santé. Ils restent en suspension dans l’air seulement quelques jours. La pollution de l’air est un enjeu local, dont les effets sanitaires de demain dépendent uniquement de nos émissions de polluants de demain.

énergie

Les énergies fossiles constituent la principale source d’émissions de gaz à effet de serre. En 2019, le pétrole, le gaz et le charbon représentaient encore 69% des consommations d’énergie sur le Grand Reims.

Il en résulte une importante dépendance à des fournisseurs situés à l’étranger, avec des coûts instables, le plus souvent à la hausse et des risques d’instabilités géopolitiques de plus en plus importants.

Source : Invent’air v2021, Atmo Grand Est

Les engagements de la France

Au niveau collectif

 

L’objectif national que fixe la nouvelle Stratégie Nationale Bas Carbone depuis 2020 est d’atteindre en 2050 la neutralité carbone.

Cela signifie qu’à l’horizon 2050, les émissions de gaz à effet de serre devront avoir suffisamment diminué pour être séquestrées en totalité par les puits de carbone (sol, biomasse), qui de leur côté, devront avoir augmenté.

 

On quantifie les émissions de gaz à effet de serre en les rapportant en équivalence du plus important d’entre eux, le dioxyde de carbone. On parle alors « d’équivalent CO2 ». 1 MtCO2e se lit donc : un million de tonnes équivalent CO2.

France – Stratégie nationale bas carbone : vers la neutralité carbone à l’horizon 2050

 

Au niveau individuel

 

Un objectif est fixé pour l’empreinte carbone individuelle. Dans celle-ci, sont intégrées toutes les émissions liées à la fabrication (souvent dans d’autres pays) et à l’utilisation des objets et services que nous consommons.

En 2019, l’empreinte carbone moyenne d’un français était d’environ 10 tCO2e. L’objectif est d’atteindre 2 tCO2e/personne/an d’ici 2050.

Nous pouvons tous agir à notre échelle et tenter d’actionner différents leviers sur nos déplacements, notre logement, notre alimentation et notre consommation.

 

Les engagements du grand reims

Vers un territoire exemplaire et contributeur à la neutralité carbone planétaire

L’objectif fixé pour les premières années (2019-2025) est réaliste : il s’agit de continuer de réduire de 2,5% par an les émissions de gaz à effet de serre

Le rythme annuel s’accélère entre 2026 et 2030 : -3% par an

Enfin, à l’horizon 2050, l’objectif régional est visé : -77% entre 1990, année de référence, et 2050

Vers un territoire sobre et positif en énergie

 

A l’horizon 2050, l’objectif est de produire autant d’énergie que l’on en consomme sur le territoire. Pour cela, le territoire doit agir sur deux volets :

1) Réduire la consommation d’énergie finale : -55% entre 2012 et 2050

2) Augmenter la production d’énergies renouvelables : +85% entre 2012 et 2050

Le territoire bénéficie d’un socle important de production d’énergie avec les agro-carburants. Cependant, pour atteindre l’objectif de développement des énergies renouvelables, tous les potentiels devront être mobilisés : méthanisation, solaire photovoltaïque et thermique, géothermie et aérothermie via pompes à chaleur…

Vers un territoire disposant d’un air sain

L’objectif est de diminuer les émissions et les concentrations de polluants de manière à atteindre les niveaux de qualité requis pour préserver la santé des habitants du Grand Reims.

Vers un territoire préservé et résilient dans un contexte de changement climatique

En matière d’adaptation au changement climatique, les élus ont proposé d’aller au-delà des mesures visant à prendre en compte les aléas et risques qui sont la conséquence de l’évolution du climat. Ils préconisent de viser une « résilience » du territoire, considérant ainsi les aléas dans une vision globale et systémique, impliquant de manière beaucoup plus profonde tous les acteurs du territoire.

PROCESSUS D’Élaboration

Du travail a déjà été réalisé mais avant d’adopter le plan d’actions fin février 2022, les élus ont souhaité entrer dans une période de concertation :

– Des ateliers de concertation ont été organisés avec les partenaires institutionnels, les entreprises, les associations.
– Des ateliers ont été ouverts au public. Ils ont permis une large expression complémentaire au travail qui avait déjà été initié.
– La présente plateforme web vise à élargir la concertation.

Chacun est invité à donner son avis sur une première structure proposée pour le plan d’actions suivant 6 axes de travail :

– Mobilité et urbanisme
– Bâtiments performants et habitat
– Agriculture et alimentation
– Activités économiques, services et écologie industrielle territoriale
– Adaptation au changement climatique et résilience du territoire
– Pilotage de la stratégie bas carbone et formation climat-air-énergie

Pilotage de la stratégie bas carbone

les actions proposées

#78

Engagement du Grand Reims dans le programme « territoire engagé transition écologique » de l’ADEME avec le double label « climat-air-énergie » et « économie circulaire » permettant l’animation et le suivi des indicateurs de la stratégie bas carbone

#79

Mise en œuvre d’une démarche de gouvernance autour de la résilience du territoire du Grand Reims

#80

Mise en place d’une formation sur la thématique climat-air-énergie pour les vice-présidents, les conseillers communautaires délégués et les directeurs du Grand Reims

#81

Sensibilisation des élus aux enjeux croisés de l’urbanisme et du climat​

#82

Mise en place d’outils de sensibilisation grand public sur la thématique climat-air-énergie et communication des bonnes pratiques réalisées par les habitants

#83

Réalisation de l’évaluation climat du budget de la Ville de Reims et de la Communauté urbaine

#84

Construction du plan d’actions associé au Bilan d’émissions de gaz à effet de serre du patrimoine et des compétences de la Ville de Reims et du Grand Reims

Aller au contenu principal